Travailler mieux, moins, tous!!

Le plus grand mouvement social depuis 40 ans

 La plaie sociale reste ouverte tant que la loi ne sera pas retirée et Sarkozy battu…  

O temps suspend ton vol ! Les 18 mois à venir ne vont pas être de tout repos. La force du salariat qui vient, en faisant l’admiration du monde entier, de défendre avec 75 % de l’opinion sa retraite à 60 ans, n’a pas fini de faire effet.

Il y a désormais un fossé irréversible entre le forcené de l’Elysée et la masse du peuple : à cause de la gravité de cette loi ressentie comme illégitime et du forcing de la bande du Fouquet’s. Rien n’est plus comme avant depuis qu’ils ont donné des milliards aux banques et qu’ils nous les ont retiré de nos retraites  : il n’y aura plus de repos dans ce pays tant qu’il n’y aura pas inversion du cours des événements.

 

Puisque Sarkozy en confirmant son coup de force (il a même proclamé sa loi scélérate de nuit  a fermé toute issue à la confrontation engagée, comme d’habitude l’explosion sociale va se manifester par des voies détournées, la colère frayant par des expressions inédites.

Le « karachigate » ne surgit pas par hasard. Sarkozy voulait en imposant son diktat contre nos retraites, s’imposer du même coup à son propre camp qui avait des doutes, après sa déroute des régionales de mars 2010, sur sa capacité à gagner en 2012. Hé bien son coup de force ne lui rapporte pas aussi gros qu’il l’espérait : sa majorité UMP lui a ré imposé Fillon, ses commanditaires exigent qu’il se « re-présidentialise », des secteurs de sa propre presse le menacent chaque jour, et les « affaires » comme Karachi se multiplient et s’aggravent.

Cela ressemble à la situation de Chirac et Juppé après nov-déc 1995 : ils ne pouvaient plus gouverner, leur majorité se fragilisait chaque jour, pire elle se divisait, alors ils ont été obligés pour s’en sortir, de tenter le « coup » de la dissolution. Et ils ont perdu !

Les mesures annoncées : un programme pour les juniors et seniors, une réforme fiscale d’ensemble, des ponctions nouvelles pour la « dépendance », une politique d’emploi… vont toutes courir à des affrontements et à des catastrophes. Sans parler des mauvais coups ordinaires en cours : la suppression de la médecine du travail, la suppression des élections prud’hommes, le démembrement des hôpitaux et des écoles, la mise à bas du statut de la fonction publique et la privatisation des collectivités territoriales.

 

Sarkozy n’est pas pour autant « déboussolé », il sait ce qu’il veut et ce qu’il lui faut : aller jusqu au bout de la destruction de tous nos droits sociaux. Mais il est affaibli.

Il va perdre les élections cantonales et les sénatoriales dans la foulée.

Mais l’élection présidentielle est d’un autre type . Elle se perd ou se gagne sur un coup de dés, à un million de voix prés, au panache, à la bravache.  Alors comme un animal blessé, Sarkozy défie tout concurrent en prétendant être le meilleur sur son terrain : le voilà qui répète avec JF Copé qu’il supprimera les 35 h. De façon à mener le combat là ou il croit voir idéologiquement la faiblesse de l’adversaire. 

Le choix sera concentré entre « travailler de plus et plus » ou « travailler mieux moins, tous ». Pas de mie teinte, pas d’esquive à ce niveau. La candidate de gauche ne gagnera que si elle lui tient tête, recherche l’unité à gauche et si, pour cela, elle défend la réduction du temps de travail et la hausse des salaires.

  

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