un camp de gitans à Monsireigne pendant plusieurs mois en 1942, nous avons un devoir de mémoire!

Lieux d’internement et plaques de commémoration


Cliché : J. Sigot

Angoulême, Les Alliers (Charente) : En ce lieu dit " camp des Alliers " entre novembre 1940 et mai 1946, environ 450 Tsiganes de Lorraine, de Charente et Charente-Maritime furent regroupés et maintenus par le gouvernement français dans des conditions humaines inacceptables. Précédemment, ce camp avait été occupé par des réfugiés espagnols dont certains ont été déportés en août 1940 à Mauthausen. (Inaugurée le 16 décembre 2006).
Arc-et-Senans (Doubs) : En ce lieu de la Saline Royale d’Arc-et-Senans, du 1er septembre 1941 au 11 septembre 1943, quelque 200 Tsiganes par familles entières, furent regroupés puis internés par le gouvernement de Vichy et la Feldkommandantur. Gadjo, n’oublie pas ! (Inaugurée le 9 avril 1999).
Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) : La deuxième partie du texte mentionne les noms de soixante-neuf personnes. Aux morts du camp d’Argelès. Ici reposent… (Erigée en 1956).
Arles, Saliers (Bouches-du-Rhône) : Camp de Gitans de Saliers. Juin 1942-août 1944. Ici sous l’autorité du régime de Vichy, furent internés 700 nomades. (Inaugurée le 2 février 2006).
Avrillé-les-Ponceaux, La Morellerie (Indre-et-Loire) : Ici, dans ce camp dit de La Morellerie furent internés des Tsiganes du 6 décembre 1940 au 8 novembre 1941, et des communistes du 1er juillet au 17 novembre 1941, avant d’être transférés dans d’autres camps de la région. Passant, pense à ta liberté, cette liberté qu’on leur refusa. (Inaugurée le 14 janvier 2008).
Barcarès (Le) (Pyrénées-Orientales) : Pas de stèle.
Barenton (Manche) : 11 avril 1941-8 octobre 1942. Ici, l’occupant nazi avec la complicité des autorités françaises, a fait interner des Tsiganes. Des enfants, des vieillards, des femmes et des hommes ont souffert. Souvenons-nous, pour que rien de semblable ne survienne demain ! (Inaugurée le 11 octobre 2008).
Boussais (Deux-Sèvres) : Pas de stèle.
Châteaubriant, Choisel (Loire-Atlantique) : Ici était le camp de Choisel. Juillet 1940-janvier 1941 : 10 000 soldats français, prisonniers de guerre, rassemblés avant le départ pour les stalags. Mars 1941 : camp d’internement de résistants. De là sont partis : le 22 octobre 1941, les 27 patriotes fusillés à la Sablière (Châteaubriant) ; le 15 décembre 1941, les 9 patriotes fusillés à la Blisière (Juigne), et plusieurs centaines d’autres transférés en Allemagne dans les camps d’extermination dont si peu devaient revenir.
Coray (Finistère) : Pas de stèle.
Coudrecieux (Sarthe) : Pas de stèle.
Grez-en-Bouère (Mayenne) : Pas de stèle. Voir à Laval.
Jargeau (Loiret) : AUCUNE VIOLENCE JAMAIS N’A JAMAIS AJOUTRE A LA GRANDEUR DE L’HOMME (Jean GUEHENNO). Ici 1 700 personnes ont été privées de leur liberté entre 1939 et 1945, dont Tziganes, résistants, réfractaires et personnes marginalisées. (Inaugurée le 7 décembre 1991).

Jargeau : La stèle dans la cour du collège
Cliché : J. Sigot
Lannemezan (Hautes-Pyrénées) : plaque à l’endroit du camp (juil. 2006)
Laval (Mayenne) : Pas de camp, mais une stèle pour rappeler ceux du département. Souvenons-nous des hommes, femmes, enfants tsiganes victimes d’une détention arbitraire de novembre 1940 à février 1942 dans les camps d’internement de Grez-en-Bouère et Montsûrs. (Inaugurée le 18 juillet 1993).
Linas-Montlhéry (Seine-et-Oise) : Stèle (500 mètres avant le camp et très peu visible), installée avec des polémiques. (Inaugurée le 29 août 2004 : " Plus de soixante ans après, Linas s’est souvenu et a dévoilé hier matin une plaque en mémoire des familles internées dans le camp militaire de l’autodrome de Linas-Montlhéry ", écrivait dans ses colonnes Le Parisien, le lendemain).
Louviers (Eure) : Pas de stèle.
Mérignac (Gironde) : Camp d’internement de Mérignac Beaudésert. 1941-1944. Plus de douze cents Résistants internés Politiques Juifs, réfractaires au STO ont séjourné dans ce camp avant d’être dirigés vers Drancy et les camps de la mort ou d’être exécutés comme otages au camp de Souge. (Stèle inaugurée le 24 décembre 1985).
Moisdon-la-Rivière (Loire-Atlantique) : Une cérémonie sur le site du camp le 13 avril 2008, mais pas encore de stèle.
Moloy (Côte-d’Or) : En ce lieu de septembre 41 à décembre 42 quelque 80 personnes pour la plupart et par familles entières, furent internées puis transférées vers d’autres camps par le gouvernement de Vichy et la Feldkommandantur. Passant souviens-toi.
Monsireigne (Vendée) : Pas de stèle.
Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire) : En ce lieu se trouvait le camp d’internement de Montreuil-Bellay. De novembre 1941 à janvier 1945, plusieurs milliers d’hommes, de femmes et d’enfants tsiganes y souffrirent, victimes d’une détention arbitraire. (Inaugurée le 16 janvier 1988).


Clichés : J. Sigot

Montsûrs (Mayenne) : Stèle érigée par un professeur du collège Béatrix de Gâvre et ses élèves. (Rien d’officiel). " Des barbelés contre les fils du vent. Ici de 1940 à 1942, des enfants, des femmes et des hommes ont été retenus dans un camp parce qu’ils étaient nomades. Ailleurs Juifs et Tsiganes furent exterminés. La liberté, c’est notre patrimoine. "
(Voir également à Laval).
Mulsanne (Sarthe) : Pas de stèle.
Peigney (Haute-Marne) : Pas de stèle.
Plénée-Jugon (Côtes-d’Armor) : Pas de stèle.
Poitiers (Vienne) : En ce lieu se trouvait le camp d’Internement de la Route de Limoges. Du mois de décembre 1940 à la Libération, le 5 septembre 1944, plusieurs milliers d’hommes, de femmes et d’enfants juifs et tsiganes et des résistants y furent entassés dans des conditions inhumaines, avant d’être déportés vers des camps de concentration et d’extermination nazis. (Inaugurée le 4 septembre 1985).
Une seconde stèle apposée le 16 juillet 1994, comporte un additif au texte précédent : La République française en hommage aux victimes des persécutions racistes et antisémites et des crimes contre l’humanité commis sous l’autorité de fait, dite Gouvernement de l’Etat français (1940-1944). N’oublions jamais.
Pontivy (Morbihan) : Pas de stèle.
Rennes (Ile-et-Vilaine) : Pas de stèle
Rivesaltes (Pyrénées Orientales) : Des milliers de Juifs étrangers qui s’étaient réfugiés en France furent arrêtés et internés en 1940 dans le Camp de Rivesaltes, en zone libre. D’août à octobre 1942, plus de 2 250 d’entre eux, dont 110 enfants, furent livrés aux Nazis en zone occupée par l’autorité de fait, dite gouvernement de l’Etat français. Déportés vers le camp d’Auschwitz, presque tous y furent assassinés parce qu’ils étaient Juifs. N’oublions jamais ces victimes de la haine raciale et xénophobe. (Inaugurée le 16 janvier 1944).
Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes (Yonne) : Pas de stèle


Sources :
– Emmanuel Filhol, Des non lieux de mémoire, ou presque, pour les Tsiganes, in Revue d’histoire de la Shoah, Paris, n° 181, juillet-décembre 2004, pp. 232 – 234
– Travaux personnels de Jacques Sigot, Ces barbelés oubliés par l’Histoire. Un camp pour les Tsiganes… et les autres. Montreuil-Bellay, 1940-1945. Editions Wallâda – Cheminement, 1994, et France : L’internement des Tsiganes, 1939-1946, in Etudes Tsiganes, 2/1995.
– " Des Français sans histoire " film documentaire de Raphael Pillosio, 2009, 84 minutes

 

 

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