Blog de la section du parti socialiste de Pouzauges. Lieu d'expression, d'échanges, de débats...
Pour nous contacter : pspouzauges@gmail.com
pspouzauges | 03 septembre, 2010 23:28
Samedi 4 septembre 2010 Place Notre-Dame BRESSUIRE
10 H 30 Cercle de Silence
11 Heures : Rassemblement citoyen,
prises de paroles des organisations participantes
11 H 30 : défilé jusqu’à la Sous-Préfecture
avec dépôt d’un communiqué commun
Voir pièce jointe, nous comptons sur vous et nombreux
Le bureau de L'ARDDIB
2010.09 affiche manif 4 sept V3-1.pdf
pspouzauges | 03 septembre, 2010 23:23
pspouzauges | 03 septembre, 2010 23:16
Nous pouvons néanmoins étudier les quelques données statistiques qui sont publiques et vérifiables, et en tirer deux enseignements.
pspouzauges | 20 aout, 2010 20:09
L'APPEL DU 18 SEPTEMBRE
Nous, auprès des artistes, musiciens, comédiens, réalisateurs, écrivains, plasticiens, professionnels de la musique, du spectacle, du cinéma, de l’information, de la culture, des scientifiques et universitaires, des personnalités associatives, syndicales et politiques, avec la majorité des citoyens français, nous déclarons solidaires des milliers de sans-papiers qui grandissent, étudient, et vivent à nos côtés dans notre pays.
Nous refusons que des enfants, souvent nés et scolarisés en France, soient expulsés avec leurs parents vers des pays qu'ils ne connaissent pas ou plus et dont certains ne parlent même pas la langue.
Nous refusons que des parents soient arrêtés, menottés, rudoyés, humiliés et enfermés dans des Centres de Rétention Administrative sous les yeux de leurs enfants.
Nous refusons que des familles parce qu'elles n'ont pas de papiers soient séparées, le père brutalement expulsé à des milliers de kilomètres tandis que la mère et les enfants restent ici, souvent dans la misère et traumatisés à vie.
Nous refusons que des travailleurs, qui bien souvent exercent leur métier dans des conditions pénibles, car sans droit, dont la plupart cotisent (retraites, maladie, chômage...) et paient des impôts en France vivent en permanence dans la peur et la clandestinité.
Nous refusons les lois Besson sur l'immigration qui bafouent le droit d'asile français et font honte au pays des Droits de l'Homme.
Comme certains l’ont fait en d’autres périodes de l’histoire, en accord avec les principes du droit international qui protègent les migrants, en accord avec les droits de l'homme et de l'enfant, comme avec les valeurs universelles de
fraternité, d’égalité, de liberté et d’accueil de notre République, nous appelons à résister à ces pratiques indignes et inhumaines.
Pour signer l'appel :
http://www.rocksanspapiers.org/appel/index.php?petition=2&signe=oui
Ils ont signé...
http://www.rocksanspapiers.org/appel/index.php?petition=2&pour_voir=oui
pspouzauges | 20 aout, 2010 19:54
Pour une réforme juste et durable, le Parti socialiste se mobilise pleinement aux côtés des organisations syndicales pour une nouvelle journée nationale d'action pour la défense du système des retraites le mardi 7 septembre 2010. Partout en France, rejoignez les cortèges du PS pour soutenir le projet des socialistes pour une réforme juste et durable.
http://www.parti-socialiste.fr/articles/le-7-septembre-mobilisons-pour-nos-retraites
pspouzauges | 08 aout, 2010 00:40
Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'homme.
Avec trente autres associations, la Ligue des droits de l'homme (LDH) appelle à un rassemblement, le 4 septembre, contre la politique sécuritaire du gouvernement et à signer une pétition "contre la xénophobie et la politique du pilori". Jean-Paul Dubois, son président, fustige la rhétorique du gouvernement, mais aussi l'inaction de la gauche.
Comment interprétez-vous le sondage IFOP disant qu'une nette majorité de Français adhère aux mesures sécuritaires proposées par Nicolas Sarkozy ?
Jean-Pierre Dubois : Cela ne me fait pas plaisir, mais ce n'est pas une surprise pour autant. Lorsqu'on appuie ainsi sur la pédale des préjugés, c'est logique qu'ils ressortent. Ce type de discours marche à tous les coups. Beaucoup de gens sont perdus : cela fait 30 ans qu'on leur parle d'une "invasion" des étrangers. Valéry Giscard d'Estaing a employé cette expression en 1978 ! Mais parmi ces gens qui répondent "oui" aux propositions de Sarkozy, beaucoup se font avoir et changeront d'avis.
Vous appelez à manifester le 4 septembre contre les mesures du gouvernement. Ce sondage vous fait-il craindre pour le succès de ce rassemblement ?
Jean-Pierre Dubois : Nous avons l'habitude. Pendant la guerre d'Algérie, la LDH se battait contre la torture, alors que 80 % des Français y étaient favorables. C'est vrai qu'il y a une "lepénisation des esprits", pour reprendre les termes de Robert Badinter. C'est le résultat d'un sale travail, fait par des gens qui, je l'espère, doivent avoir du mal à se regarder dans la glace. On est dans un paradigme qui consiste à répondre systématiquement "il faut taper, il faut exclure".
Y a-t-il un échec du Parti socialiste à répondre aux questions de sécurité ?
Jean-Pierre Dubois : Il est certain que pour le moment, la gauche n'a rien à dire sur la délinquance, sinon "on a été naïfs" ou "on ne sait pas quoi faire". En privé, des dirigeants de gauche n'hésitent pas à admettre que la droite est meilleure sur ces questions, ce n'est pas normal ! Les socialistes ont trop surfé sur l'opinion au lieu d'avoir de vraies initiatives. Il faut dire la vérité sur la délinquance en banlieue.
Ce que disent les gens réalistes sur ces questions, ce n'est pas non plus ce que dit la droite. La vérité, c'est que nous avons échoué. Et qu'il faut réfléchir aux raisons de la violence, de la délinquance. Ce n'est pas être angéliste que de dire cela, c'est tout simplement garder les yeux ouverts. On ne peut pas taper sans cesse sur les effets sans se pencher sur les causes. L'opposition devrait revenir aux réalités sur ces questions. La gauche a perdu les quartiers populaires depuis les années 1980.
Peut-on parler d'une remontée de la xénophobie en France ?
Jean-Pierre Dubois : C'est difficile à dire, les choses sont plus contrastées. Il n'y a pas de vague raciste, mais une hausse du fait d'assumer tranquillement le fait de ne pas aimer telle ou telle catégorie de population. C'est le retour du langage de Dupont-Lajoie. Il faut dire que cette rhétorique est présente au sommet de l'Etat.
Nous avons un gouvernement de beaufs, avec un langage de beaufs, à l'instar de Brice Hortefeux qui nous dit tranquillement que c'est vrai que les gens du voyage ont de grosses Mercedes, comme s'il était au comptoir du bar du coin. On ne risque pas une explosion raciste, mais une banalisation tranquille de cette vieille xénophobie du quotidien. Et les politiques et les intellectuels en porteront la responsabilité.
pspouzauges | 07 aout, 2010 19:21
Les déclarations de Nicolas Sarkozy à Grenoble, renforcées par celles de Brice Hortefeux sur la gestion « sécuritaire » de la nationalité posent d'évidents problèmes de constitutionalité. Mais elles nous imposent de réflechir vite. Sur au moins deux points : d'abord reprendre le fil historique qui fait que la situation actuelle pue les années trente finissantes, juste avant l'abjection totale ; puis comprendre ce qui rend possible cette dérive, et notamment chercher dans les pratiques des oppositions les attitudes qui laissent ouvertes les portes d'une telle situation.
La « nationalité » est un accord conventionnel. Elle n'existe pas « naturellement ». Un état colonisateur comme la France le sait bien, qui a découpé le monde par des frontières « nationales » en dehors de toute histoire commune ou de projet collectif. La France est un État lui-même construit par la mise sous tutelle des peuples de l'intérieur de ses frontières (bretons, basques, corses, occitans,...) au nom d'un projet « national » et « républicain ». Être français est une convention qui a changé dans le temps, et qui changera encore (nous nous dirons peut-être européens dans un siècle ?). Cette convention assujetit les individus à la nation dont ils sont membres. Longtemps, la conscription militaire en a été le symbole. Une fois accordée, par la naissance (droit du sol), par la filiation (droit du sang) ou par la naturalisation, les droits et les devoirs sont les mêmes pour tou(te)s. Admettre la « double peine », d'une condamnation pénale suivie d'une déchéance de nationalité revient à dénigrer le fonctionnement global de la justice : les peines prononcées ne suffiraient-elles pas, ne seraient-elles pas « justes et équilibrées », que l'autorité administrative puisse ajouter une forme d'arbitraire ?
Mais pire encore, il y aurait donc une antériorité à la situation conventionnelle de la nationalité !Combien de temps, de génération sera-t-on considéré comme susceptible de se voir retirer la nationalité et placé en camp « de transit » ? Ceux qui n'entendent pas les horreurs des années trente ont les oreilles bien bouchées : l'expression « quart de juif » ne leur dit donc rien ?
Les effets des discours de la clique au pouvoir ne peuvent se juger dans le court terme. Quand Marine Le Pen exprime sa satisfaction et y voit confirmation de ses thèses, il faut entendre le glissement collectif qui s'opère. Les racistes du pouvoir, même après condamnation judiciaire comme pour Brice Hortefeux, préparent un avenir qui n'a rien de républicain, mais tout de l'organisation clanique du monde. Le soupçon va s'installer, et au lieu de penser la nation comme un projet collectif, on va la définir comme une zone protégée, à l'image de ces condominiums pour riches hérissés de barbelés et protégés par des gardes armés qui créent des taches de léopard sur toute la planète.
Bien évidemment, la démarche n'est pas spécifique à la France, malheureusement. De nombreux pays veulent décider arbitrairement de la nationalité. C'est « l'ivoirité » dans la Côte d'Ivoire, c'est le statut différent des juifs et des « arabes israéliens », c'est le débat sur les chicanos aux États-Unis, c'est la question lombarde en Italie,.... Le monde globalisé va remplacer les affrontements géopolitiques par des formes « internalisées » d'ethnicisation et de hiérarchisation. On aurait pu croire cette logique abandonnée depuis le Siècle des Lumières. L'exemple de l'Allemagne des années trente, pourtant un des pays les plus riches en philosophes, poètes, musiciens, penseurs,... aurait pu nous éclairer sur le danger permanent de voir revenir la barbarie.
Mais je n'arrive pas à me résoudre à voir la France « des Droits de l'Homme », celle qui fait figure à la fois de paradis (notamment grâce à sa protection sociale) et de référence dans les capacités de révolte et de refus de l'arbitraire (la prise de la Bastille), sombrer à son tour dans la folie raciste. Avec toutes les conséquences sur la fin de « l'état de droit », annonçant la montée des nouvelles guerres « asymétriques » contre les population les plus démunies. Les signes sont pourtant clairs, depuis l'adoption de l' « Etat d'urgence » en novembre 2005, les rafles des gamins de sans-papiers à la sortie des écoles, l'affaire de la « jungle » de Calais, et les rodomontades des ministres sur l'équipe de foot...
Qu'est-ce qui rend une telle abjection possible, alors que nous savons pertinemment que chaque petite phrase ne fait que préparer la suivante, dans une spirale régressive sans fin ? Voici la seconde question, plus importante encore pour l'avenir. Et surtout, voici la question qui se pose à toute personne éprise de justice, d'égalité et de fraternité. Qu'avons-nous laissé faire ? Que laissons-nous faire encore ?
Les discours du pouvoir nous montrent nos faiblesses. En visant « Mai 68 » comme source de la délinquance, des problèmes de l'école, de la relation entre parents et enfants, en accusant les citoyens épris de liberté, de débat démocratique, de générosité, ils nous disent en creux que nous avons laissé dilapider le potentiel libertaire issu de la dernière grande révolte française. En se situant sur cette crête idéologique et culturelle, ces discours évitent de poser la question des rapports de force proprement économiques qui conduisent plus de 10% de la population au chômage, qui réduisent les prestations sociales et de santé, qui marginalisent les quartiers pauvres par manque de budget de reconstruction et d'aménagement, par manque de personnes pour assurer le « service au public »... Car notre focalisation sur les changements « moraux », sur les questions « sociétales » a permis que s'installe un modèle économique de domination qui nous conduit à la situation actuelle. Délinquance, insécurité d'une part, autoritarisme et racisme de l'autre sont les deux mamelles de la société néolibérale. L'acceptation par le PS de la globalisation néolibérale, jusqu'à voir deux de ses éminents dirigeants placés à la tête l'un du FMI et l'autre de l'OMC, les deux organismes les plus significatifs du nouvel ordre économique mondial, est certainement un virage fondamental dans cette courte trajectoire historique. Mais notre abandon de la construction d'une véritable force sociale, culturelle et politique au nom du « c'est toujours mieux que rien » est tout autant coupable.
Quand nous sommes conscients de l'évolution terrible du monde, et que nous voyons notre propre univers politique écartelé, incapable de se réunir sur les fondamentaux ; quand nous voyons les dirigeants des particules dont le seul espoir bureaucratique est de franchir la barre des 5% parader accrochés à leurs « vérités » comme des berniques sur leur rocher pour résister à la marée ; quand nous assistons à la débandade des organisation du mouvement social incapables de comprendre l'enjeu de la lutte contre le chômage, l'organisation des quartiers, la révolte des jeunes sans espoir, ; … ne sommes nous pas nous-mêmes complices « par abstention » de la dérive en cours ?
Il n'est jamais trop tard. Mais il vaudrait mieux que nous décidions le plus tôt possible de revenir sur la scène politique, à partir des expériences des mouvements sociaux, à partir des réflexions polyphoniques des divers courants de la gauche critique et des associations sociales. Laisser encore à d'autres qui ont déjà montré l'étendue de leur incapacité à former un front suffisamment fort contre la domination autoritaire qui accompagne le néolibéralisme serait à nouveau plier devant le bulldozer raciste. La conception d'une société de loups en guerre permanente tous contre tous est le modèle majoritaire, autant des films hollywoodiens que des dirigeants de notre droite revancharde et animée par la haine. Ne la laissons pas s'installer. Reprenons la bataille culturelle et idéologique par le versant politique.
Au fond, l'avenir appartient aux tenants de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, mais il vaudrait mieux que cela ne vienne pas après une crise humaine et morale majeure. Redresser la barre se construit dès aujourd'hui. Par vous qui avez eu le courage de lire jusqu'ici. Que chacun(e) trouve son chemin, mais surtout revienne à la discussion, à l'échange, à l'investissement sur la scène publique. Trouvons de nouvelles formes d'organisation en réseau, de consensus et de coordination, mais surtout ne restons pas tétanisés par l'arrogance des gouvernants.
Caen, le 1 août 2010
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